Drop me a line



// 20/04/2020

Par Catherine Colard

Avril 2020. Un mois déjà. Un mois un peu passé. Un mois comme une dystopie aux émois bleus. Et Christophe s’en est allé dans un silence immobile. Et le vent d’hiver souffle en avril.

Un mois, oui, un peu maudit. Rien n'a plus vraiment le même goût. On astique le réel et on n’a guère d'autre choix que d’aimer ce que nous sommes. Mais j'ai cette chance : avec moi-même j’ai un succès fou. Cette histoire d'amour sans paroles dans mon miroir à double face n'a plus besoin du protocole.

Comme chaque soir, je m’attends, je me souris ad lib, tandis qu’avec mon coeur qui play, je défie le mystère dans les couloirs du désir. Dans ce dancing sans danseurs, tous les longs discours semblent futiles. Parler me semble ridicule. It must be a sign !



Dans le quartier, on chuchote "c'était le dernier des Bevilacqua".
Pourtant le crépuscule est grandiose. Le ciel comme un piano long se teinte de bleu nuit, comme ton rock sophistiqué. Tendre, embrasé, déglingué. Beau bizarre évidemment.

Si j'ai ma veste noire, ce n'est pas hasard. C'est la couleur que je préfère. Et je me serre, je me serre définitivement contre le revers de ton smoking blanc cassé.
Ca pour moi, ça déchire.



Dernier pari de l'autre côté : please drop me a line sur une de tes plages. 
Chiche !



Sur Radio Rectangle, cette semaine sera comme l’appartement de Christophe, ce grand chineur de curiosités et de raretés. 

Un peu de tout mais avec classe.

On commence évidemment avec les souvenirs audio inoubliables d’une visite de Benjamin Schoos chez Christophe, à son domicile parisien, pour un entretien rectangulaire complice et nocturne. Jolis délits d’initiés entre deux musiciens lovers outsiders, soulignés par des standards et des titres plus rares du dernier des Bevilacqua. Ici-même...


Et puisqu’à chacun sa dimension, on traversera aussi des océans d'amour carrément feelgood.
Rectangle vous invite au voyage dans l'espace et dans le temps. Avec parmi d'autres destinations insolites une interview exclusive de Nicki Siano, le DJ star du Studio 54, puis une rencontre avec Lita Bembo, le showman légendaire de la rumba congolaise. 



Tous les paradis ne sont pas perdus puisqu’on s’écoute. 

Take care !

Photo © Joel Saget/AFP/Archives

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