Les tests de Mr Pchik

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Mr Pchik a testé pour vous : « Red Sails In The Sunset» de Midnight Oil

// 10/10/2020
Par Mr Pchik

Voilà, c’est la rentrée. Je me sens en forme car je me suis bien marré pendant les vacances. Cet univers post-zombies de série « Z » peut s’avérer très rigolo finalement. 



Ainsi, c’est quand même marrant, grâce à la médicale cagoule, de pouvoir tirer la langue à tout le monde sans s’attirer les foudres des assujettis sociaux victimes de votre élan d’humour potache. Et puis cette histoire de devoir s’annoncer dans les restaurants, formidable ! Je ne suis pas peu fier de mes multiples changements d’identités. Pêle-mêle : Einstein Frank, Tergeist Pol, Andgarfunkel Simon, Auxreins Pierre et, un de mes préférés, Jacques Jean-Jacques, je ne sais pas pourquoi, j’adore celui-là. J’espère au moins que je les aurai modestement fait pouffer au centre de contrôle de « tracing covidus machin chose ».



Notez que la solution pourrait être super simple. Une fulgurance m’est venue en me remémorant les petits comics strips érotiques en noir et blanc de mon enfance (les années 70 du siècle dernier) que je dévorais en cachette. 


Enfin, érotiques, c’est peu dire ! C’était solidement porno, ces bouquins. Quand on est un jeune bambin à la sexualité balbutiante (ça ne change finalement pas tellement avec le temps), c’est un régal. Il n’y avait pas d’Internet à l’époque hein ! Sérieusement, certains scénarios étaient vraiment aussi croustillants que géniaux. Celui-ci m’avait particulièrement marqué : un gars victime d’une espèce de malédiction (dès qu’il touchait avec une simple partie de son épiderme une matière animale vivante quelconque, celle-ci se liquéfiait en une sorte d’immonde pâtée pour chien), avait trouvé refuge chez une jeune fermière nymphomane.

Pas mal comme plantage de décor non ? Mieux que l’Amour est dans le Pré !

Et donc, la coquine métayère n’y tenant plus et implorant une saillie avec son fringant mais néanmoins dangereusement contagieux nouveau colocataire se devait de trouver un « vaccin » protecteur. Aussi chaude du ciboulot que du reste, elle avait intelligemment fait confectionner par son pharmacien attitré un ersatz de capote géante dans lequel son potentiel épidémique amant pouvait se glisser totalement. Plus de risque pour elle lors du coït de se métamorphoser en goulash informe. Futée hein ?

Bref, donc, où je voulais-je en venir ? 

Et bien, si l’on fournissait gracieusement à tous les braves hystériques du virus, adorateurs du confinement à vie, un beau costume de préservatif, ils pourraient tous vivre à leur aise sans stresser au moindre inopiné « atchoum ». Et tous les irresponsables conspirationnistes anti-masques pourraient donc le tomber et mourir comme bon leur semble après une orgie en boîte de nuit. Tout le monde serait content.



Enfin, je dis ça comme ça moi hein. Je suis de toute façon habitué à ce que tout le monde se foute de ce que je raconte. J’avais d’ailleurs récemment posté un hashtag « Slovaque Lives Matter », ainsi qu’un groupe de discussion « N’engagez jamais Alexeï Navalny comme goûteur », dans l’indifférence la plus totale.

Et mon Midnight Oil dans tout ça me direz-vous (oui, parce que là, je me rends quand même bien compte que je m’écarte un peu du sujet) ? Et bien ça aussi c’est une bonne nouvelle de la rentrée. Ca m’a fait plaisir qu’ils ressortent un nouvel album. C’est un peu comme retrouver de vieux copains.

Il faut savoir que ce big band australien, ce n’est pas que cette « tubesque » insupportable scie radiophonique : « Beds Are Burning ». La bande à Peter Garrett avait une vie avant de commettre ce truc. 



Notamment cet excellent 33 tours : « Red Sail In The Sunset ». Je l’ai usé sur ma platine celui-là. J’en ai même usé deux ! Je m’explique. A la fin du dernier morceau de la face B, l’ami Garrett nous fait une sorte de hoquet dérangeant.
A l’époque (1984), je m’étais dit : « m’enfin, mon disque a une griffe ». Comme tout bon petit filou qui se respecte, j’avais élaboré un plan. Echanger mon disque contre celui disponible à la Médiathèque de Charleroi. Simple échange de pochette, ni vu ni connu, juste le prix d’une location. Mais carambatchoum, bien mal acquis ne profitant jamais, à peine posé sur ma platine l’album substitué à la Médiathèque, le même balbutiement ! C’est là que j’ai douloureusement compris que mon vinyle n’avait aucun défaut. Non, Peter Garrett est juste un peu bègue.

En conclusion et en essayant d’être un peu instructif, n’hésitez pas à vous replonger dans cet excellent album. Et quand sur « Shipyards Of New Zealand », vous entendrez l’ami Peter roucouler : « Fa fa fa fa fa far away from the sunset … », dites-vous que c’est normal.

A la prochaine… Ou pas !

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